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Concours vétérinaire post-bac : Léa avait 18 de moyenne… mais n’a pas été admise

Comment préparer le concours vétérinaire post-bac quand on est encore au lycée ? Léa l’a tenté en terminale et, avec deux années de recul, elle partage avec nous ce qu’elle aurait fait différemment.

Au lycée, elle avait environ 18 de moyenne générale, d’excellentes notes en langues, 20/20 à l’écrit du bac de français et 19/20 à l’oral. En terminale, elle suivait les spécialités SVT et Physique-Chimie, avec Maths complémentaires et l’option Euro espagnol.

Elle avait également déjà réalisé un stage en clinique vétérinaire.

Son projet, lui, était tout sauf improvisé : Léa veut devenir vétérinaire depuis son enfance.

Elle tente donc le concours vétérinaire post-bac avec un très bon dossier. Elle franchit la première sélection, passe les oraux. Mais finalement, elle n’est pas admise.

Avec le recul, Léa identifie aujourd’hui ce qui lui a probablement manqué : une véritable préparation au concours.

« J’y suis allée sans vraiment savoir à quoi m’attendre »

Quand on lui demande pourquoi elle pense ne pas avoir réussi le concours post-bac, Léa répond simplement :

« Je pense [que c’était] par manque de préparation. J’y suis allée sans vraiment savoir à quoi m’attendre. Avec davantage de préparation, je pense que cela aurait été différent. »

Son témoignage est particulièrement intéressant parce qu’il montre la différence entre avoir un excellent niveau scolaire et être préparé aux spécificités d’un concours.

Pendant sa première et sa terminale, Léa s’était avant tout concentrée sur ses résultats scolaires afin d’obtenir l’admissibilité.

Et cela avait fonctionné.

Mais une fois admissible, encore faut-il être prêt pour la suite.

Avec le recul, c’est justement sur cette préparation spécifique qu’elle aurait aimé travailler davantage.

Un très bon dossier ne suffit pas forcément

Le dossier scolaire de Léa était pourtant particulièrement solide.

Elle avait :

  • environ 18/20 de moyenne générale ;
  • les spécialités SVT et Physique-Chimie ;
  • Maths complémentaires ;
  • l’option Euro espagnol ;
  • presque 20 de moyenne en anglais ;
  • 20/20 à l’écrit du bac de français ;
  • 19/20 à l’oral ;
  • une première expérience en clinique vétérinaire.

Elle était scolarisée dans un lycée public.

Son parcours montre donc quelque chose d’important pour les futurs candidats : de très bons résultats permettent de construire une candidature solide, mais ils ne remplacent pas une préparation aux épreuves de sélection.

On entend parfois qu’aux oraux du concours vétérinaire, il suffit de « venir comme vous êtes » et de rester naturel. C’est en partie vrai : inutile de construire un personnage ou d’apprendre des réponses toutes faites. Mais cela ne signifie pas qu’un oral ne se prépare pas. L’expérience de Léa montre au contraire qu’il faut apprendre à structurer ses réponses, à parler de son parcours et de ses motivations et surtout à s’entraîner à répondre dans les conditions du concours. Être soi-même n’empêche pas d’être préparé.

Léa avait suffisamment bien travaillé son dossier pour être admissible. C’est ensuite que les choses se sont compliquées.

La terminale : « l’année la plus difficile de ma vie »

Il faut aussi replacer ce concours dans son contexte.

Pour Léa, la terminale ne se résumait évidemment pas à la préparation du concours vétérinaire.

Il fallait gérer simultanément :

  • les cours et les résultats scolaires ;
  • le baccalauréat ;
  • Parcoursup ;
  • les stages ;
  • la préparation du concours.

Elle décrit d’ailleurs cette période sans détour :

« La terminale a été l’année la plus difficile de ma vie. »

Cette accumulation est familière à beaucoup de candidats au concours post-bac.

On veut maintenir un excellent dossier, préparer le bac, réfléchir à ses vœux Parcoursup, acquérir des expériences vétérinaires… tout en essayant de comprendre un concours que l’on passe pour la première fois.

D’où l’intérêt de ne pas attendre les dernières semaines pour découvrir les épreuves et leurs attentes.

Ce que Léa ferait différemment aujourd’hui

Lors de notre échange, je lui ai posé une question simple : avec le recul, que changerait-elle dans son parcours ?

Sa réponse concerne directement le concours post-bac :

« Je préparerais davantage le concours post-bac afin de tenter de l’obtenir dès la première fois. »

Aujourd’hui, après avoir vécu plusieurs processus de sélection, Léa a une vision beaucoup plus précise de ce que signifie réellement « préparer un concours ».

Et cette préparation dépasse largement les révisions scolaires.

1. Comprendre très tôt ce qui est attendu

La première erreur serait d’arriver aux épreuves en découvrant leur fonctionnement.

Avant de s’entraîner, il faut comprendre ce qui sera évalué et ce que l’on attend du candidat.

Le témoignage de Léa le montre bien : son problème n’était pas de ne pas travailler. Elle travaillait énormément.

Ce qui lui a manqué était plutôt une préparation suffisamment ciblée sur le concours lui-même.

2. Ne pas négliger la préparation des oraux

Être admissible est une étape importante, mais le concours n’est pas terminé.

Les oraux demandent eux aussi de l’entraînement.

Il faut apprendre à répondre de façon claire, à expliquer son parcours et ses motivations, à structurer sa pensée et à rester à l’aise dans une situation inhabituelle.

S’entraîner permet également d’identifier des questions auxquelles on n’aurait pas forcément pensé seul.

3. S’entraîner face à d’autres personnes

L’objectif n’est pas d’apprendre des réponses par cœur, mais de devenir capable de réfléchir et de répondre lorsque l’on est placé dans une situation proche de celle du concours.

L’idéal est également de varier les interlocuteurs.

Un entretien avec une personne que l’on connaît très bien n’entraîne pas forcément le même stress qu’un échange avec quelqu’un que l’on rencontre pour la première fois.

4. S’intéresser au monde vétérinaire au-delà des stages

Les stages ont leur importance : Léa en avait déjà réalisé au lycée, notamment en clinique mixte.

Mais découvrir le métier ne passe pas uniquement par les stages.

Avec l’expérience, elle s’est mise à suivre régulièrement l’actualité vétérinaire et agricole, à regarder des conférences, à écouter des podcasts spécialisés et à s’intéresser notamment aux questions de bien-être animal.

Cette curiosité permet de mieux comprendre l’environnement professionnel dans lequel on souhaite évoluer.

Pour un lycéen, l’objectif n’est évidemment pas de devenir expert de tous les sujets vétérinaires avant même d’avoir obtenu le bac.

Il s’agit plutôt de construire progressivement une véritable culture du métier.

L’échec au concours : le moment le plus difficile

Lorsque Léa apprend qu’elle n’est pas admise, le choc est important.

Elle voulait devenir vétérinaire depuis son enfance et avait énormément travaillé pendant ses années de lycée.

Elle raconte :

« Quand j’ai appris que je n’étais pas admise après le concours post-bac, cela a été très difficile. Je me demandais si je pourrais réellement devenir vétérinaire. »

C’est probablement l’un des enseignements les plus importants de son témoignage.

Lorsqu’on prépare ce concours pendant des mois — voire pendant plusieurs années — il est facile de considérer les résultats comme un verdict définitif sur sa capacité à devenir vétérinaire.

Ce n’est pourtant pas le cas.

Un échec au concours post-bac signifie que l’on n’a pas été admis à cette tentative et par cette voie. Il ne signifie pas que le projet de devenir vétérinaire s’arrête là.

Léa en est aujourd’hui une excellente illustration.

Un échec qui lui a aussi permis de mûrir

Avec le recul, Léa ne considère pas les deux années suivantes comme du temps perdu.

Après son échec au post-bac, elle s’est orientée vers un BTS ANABIOTEC. Cette formation lui a permis d’obtenir un diplôme, d’acquérir des compétences pratiques et de gagner en expérience.

Elle reconnaît aussi avoir mûri pendant cette période.

Son parcours après le bac fera l’objet d’un autre article, mais la suite de son histoire mérite tout de même d’être connue : deux ans après son échec au concours post-bac, Léa a de nouveau tenté le concours vétérinaire par la voie BTS… et elle a terminé première.

Les conseils à retenir du témoignage de Léa

Si l’on devait tirer quelques enseignements de son expérience du concours post-bac, ce seraient ceux-ci :

Travaille ton dossier scolaire.
Les résultats restent importants, et Léa s’était beaucoup investie au lycée pour maximiser ses chances d’être admissible.

Mais ne prépare pas uniquement ton dossier.
Une fois admissible, il faut être prêt pour les épreuves suivantes.

Renseigne-toi suffisamment tôt sur le concours.
N’attends pas d’être convoqué pour découvrir ce qui t’attend.

Prépare les oraux en conditions réelles.
Parler de son projet dans sa tête et devoir répondre face à quelqu’un sont deux exercices très différents.

Multiplie les expériences permettant de découvrir le métier.
Les stages sont précieux, mais tu peux aussi suivre l’actualité, assister à des conférences et t’intéresser aux grands enjeux de la profession vétérinaire.

Et surtout, ne considère pas un échec comme la fin de ton projet.

Le parcours de Léa en est probablement la meilleure démonstration.

« Avec davantage de préparation, je pense que cela aurait été différent »

C’est finalement la phrase qui résume le mieux son expérience.

Léa avait travaillé.

Elle avait d’excellentes notes.

Elle avait construit un très bon dossier.

Elle avait même franchi l’étape de l’admissibilité et atteint les oraux.

Mais elle estime aujourd’hui qu’elle n’avait pas suffisamment préparé le concours lui-même.

Son témoignage ne doit donc pas inquiéter les candidats qui préparent actuellement le concours vétérinaire post-bac. Au contraire : il montre tout ce qu’il est possible d’anticiper.

Comprendre les épreuves, connaître les attentes, découvrir le métier, travailler son projet et s’entraîner aux oraux sont autant de choses que l’on peut commencer progressivement pendant le lycée.

Et si le résultat n’est malgré tout pas celui espéré, l’histoire de Léa rappelle une dernière chose essentielle :

il existe plusieurs chemins pour devenir vétérinaire.

Deux ans après avoir échoué au concours post-bac, elle est revenue par une autre voie.

Cette fois, elle a terminé première du concours vétérinaire par la voie BTS.

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Vous préparez un concours vétérinaire et vous aimeriez poser vos questions à quelqu’un ?

N’hésitez pas à nous contacter via devenirvetoofficiel@gmail.com ou vous pouvez aussi contacter Léa directement via l’adresse mail contact.coachingveto@gmail.com.

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2 réponses à « Concours vétérinaire post-bac : Léa avait 18 de moyenne… mais n’a pas été admise »

  1. Avatar de JEAN
    JEAN

    Bonjour
    Ma fille a été admise au concours postbac en 2025 dans les 30 premiers. Elle avait un dossier similaire à celui de Léa, moyenne générale de terminale de plus de 19/20 (dans toutes les matières), même notes au bac francais (19 ecrit 20 oral), et spé SVT (20/20 bac) et PC (19.5/20 bac) et math complémentaires, section euro anglais.
    Par contre, elle avait fait de très nombreux stages dans diverses structures et chez des éleveurs pour avoir une connaissance des plus pratiques et réelles des métiers de vétérinaires.
    Et surtout, ce qui est le plus important selon elle, c’est une préparation aux différents QCM qui doit être faite.
    Elle avait trouvé des sites sur le net et fait et refait des centaines de tests, pour ne plus perdre une seconde lors des tests des ENVF.
    D’ailleurs elle a fini chaque série de QCM large dans le temps imparti et était satisfaite de sa prestation à l’issue de ces épreuves. Pour les entretiens oraux, elle conseille d’être naturelle, de répondre en toute franchise, et surtout de ne pas débiter un discours convenu aux examinateurs, qui attendent tout sauf cela.
    Donc si en quelques mots elle a un seul conseil à donner: entrainez vous sur les QCM, il faut que cela devienne des automatismes, et la calculatrice en mode concours ne sert plus à grand chose.
    Selon elle, les QCM sont les juges de paix entre candidats aux profils équivalents.

    1. Avatar de Devenir Veto

      Bravo à votre fille ! C’est très encourageant pour ceux qui vont passer le concours cette année. J’espère que ce site a pu l’aider.

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