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Première du concours vétérinaire voie BTS : Elle partage sa méthode et ses conseils

Deux ans après avoir échoué au concours vétérinaire post-bac, elle retente sa chance par une autre voie : le concours vétérinaire voie BTS.

Cette fois, le résultat dépasse toutes ses attentes : elle termine première du concours vétérinaire BTS.

Entre ces deux tentatives, elle a intégré un BTS ANABIOTEC, multiplié les stages, développé sa connaissance du monde vétérinaire et agricole et surtout appris à préparer un concours de manière beaucoup plus méthodique.

Nous l’avons interrogée sur son organisation, ses révisions, les ressources qu’elle a utilisées, les oraux, les QCM, mais aussi les moments de doute qui ont accompagné ces deux années.

Voici ce qu’elle retient de sa préparation.

Après le concours post-bac, pourquoi choisir un BTS ?

Après son échec au concours post-bac, elle devait choisir une nouvelle orientation.

Elle aurait pu se diriger vers une classe préparatoire. Elle a préféré le BTS, notamment pour son aspect professionnalisant.

« J’ai choisi un BTS parce que je voulais acquérir des compétences pratiques. J’avais fait un lycée en voie générale, donc je voulais quelque chose de plus technique, tout en obtenant un diplôme. »

Pour elle, le fait d’obtenir un diplôme constituait un véritable avantage : même en cas de nouvel échec au concours vétérinaire, elle aurait déjà une qualification lui permettant de travailler.

Et ce n’était pas seulement théorique : après son BTS, elle avait par exemple la possibilité de travailler comme technicienne de laboratoire.

Pourquoi le BTS ANABIOTEC ?

Elle hésitait principalement entre deux BTS : ANABIOTEC (Analyses biologiques, biotechnologiques, agricoles et environnementales) et Métiers de l’élevage, anciennement appelé Production animale.

Son choix s’est porté sur ANABIOTEC.

D’abord parce qu’elle s’était renseignée sur les BTS permettant de présenter le concours vétérinaire et considérait ANABIOTEC comme l’une des formations obtenant de bons résultats.

Mais son choix correspondait aussi à ses goûts.

« J’hésitais entre les deux, mais je préférais tout ce qui touchait au laboratoire. »

C’est un point important lorsqu’on choisit sa formation : ne pas sélectionner un BTS uniquement dans l’objectif du concours vétérinaire.

Le concours reste sélectif. Mieux vaut donc choisir une formation dans laquelle on pense pouvoir s’épanouir, obtenir de bons résultats et acquérir des compétences qui nous intéressent réellement.

Une préparation qui commence dès la première année de BTS

Sa préparation ne s’est pas résumée à quelques semaines de révisions intensives avant les épreuves.

Dès sa première année de BTS, elle commence à se renseigner sur le concours et multiplie les stages.

En deuxième année, elle se concentre davantage sur les épreuves elles-mêmes.

Sa priorité reste cependant la réussite de son BTS et l’obtention de bons résultats scolaires.

L’idée était donc de construire progressivement sa candidature, puis d’intensifier la préparation spécifique à mesure que le concours approchait.

Des stages pour construire son expérience

Les stages ont occupé une place importante dans son parcours.

Elle avait déjà effectué un stage en clinique mixte, canine et rurale, lorsqu’elle était au lycée. Pendant son BTS, elle continue à multiplier les expériences.

Ces stages lui permettent évidemment d’enrichir son CV, mais aussi de découvrir différents aspects du métier et de confirmer progressivement son projet professionnel.

Elle conseille également quelque chose de très simple : conserver tous ses justificatifs et attestations de stage.

Avant même l’ouverture des inscriptions au concours, elle avait déjà préparé et classé ses documents.

Lorsque le moment est venu de constituer son dossier, une grande partie du travail était donc déjà faite.

Ne pas préparer uniquement les matières scientifiques

L’un des aspects les plus intéressants de sa préparation est probablement le travail qu’elle a réalisé en dehors de ses cours.

Elle suivait quotidiennement l’actualité vétérinaire et agricole.

Elle consultait notamment :

  • Le site devenirveto.com (elle m’avait envoyé des questions)
  • Le Point Vétérinaire ;
  • La Dépêche Vétérinaire ;
  • Le Monde Agricole.

Elle écoutait également des podcasts comme La Charrue avant les Bœufs et Agripole, regardait des vidéos et assistait à des conférences, notamment sur le bien-être animal et à certaines conférences organisées par les écoles vétérinaires.

Cette démarche avait d’autant plus d’importance pour elle qu’elle ne venait pas du milieu agricole.

« Comme je ne viens pas du milieu agricole, cela m’a permis de mieux comprendre les enjeux du secteur. »

Son conseil est donc de ne pas limiter la préparation du concours aux connaissances académiques.

Il faut progressivement comprendre l’environnement dans lequel évoluent les vétérinaires : élevage, agriculture, santé animale, bien-être animal et grands enjeux de la profession.

Les annales pour comprendre les épreuves

Pour préparer les épreuves écrites, elle s’est beaucoup appuyée sur les annales.

Elle a également repris certaines bases, notamment en mathématiques.

La physique-chimie était la matière qui lui demandait le plus de travail.

Mais cette année-là comportait une difficulté supplémentaire : le format des QCM avait changé. Il était donc plus compliqué de reproduire exactement les conditions de l’épreuve à partir des années précédentes.

Cela ne l’a pas empêchée de travailler un élément qui s’est révélé essentiel le jour du concours : la gestion du temps.

QCM : « La rapidité est parfois plus importante que la perfection »

C’est l’un des ses conseils les plus concrets donnés.

Dans une épreuve chronométrée, passer trop longtemps sur une question peut empêcher d’en traiter plusieurs autres.

« Je pense aussi que, dans les QCM, la rapidité est parfois plus importante que le fait d’être parfait. Il vaut mieux réussir à répondre à un maximum de questions. »

Elle en a elle-même fait l’expérience le jour du concours.

À cinq minutes de la fin, elle n’avait encore traité qu’une partie du sujet. Elle a donc accéléré pour répondre à un maximum de questions restantes.

Son expérience rappelle l’importance de s’entraîner en temps limité.

Faire un QCM tranquillement chez soi et réussir toutes les questions est une chose. Obtenir le meilleur résultat possible avec un chronomètre qui tourne en est une autre.

Une organisation différente à chaque période de vacances

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer d’une candidate qui termine première, elle ne consacrait pas toutes ses soirées au concours.

Elle continuait avant tout à travailler son BTS et à viser de bons résultats.

Les vacances constituaient en revanche des périodes importantes de sa préparation.

Elle les avait organisées par objectifs :

  • vacances d’octobre : préparation du dossier et du CV ;
  • vacances de février : entraînement à l’écrit et aux QCM ;
  • vacances d’avril : préparation intensive des oraux.

Une organisation qui lui a permis de répartir les différentes composantes du concours.

Avec le recul, elle changerait néanmoins une chose.

Elle commencerait ses révisions spécifiques plus tôt et répartirait davantage son travail sur l’ensemble de l’année afin de diminuer le stress des dernières semaines.

C’est probablement l’un des conseils les plus utiles à retenir : même lorsque la préparation semble encore lointaine, commencer progressivement évite d’avoir à tout faire en même temps à l’approche des épreuves.

Les oraux : s’entraîner encore et encore

Pour préparer les oraux, elle s’entraînait régulièrement avec ses camarades.

Ils se faisaient passer mutuellement des entretiens et essayaient d’imaginer un maximum de questions susceptibles de tomber.

Cette méthode permet de travailler la formulation des réponses, mais aussi de repérer les sujets sur lesquels on est moins à l’aise.

Elle a également effectué des simulations d’oraux avec DevenirVeto.

Le principe était différent : cette fois, elle se retrouvait face à une personne qu’elle ne connaissait pas.

Et ce détail compte.

Le jour du concours, on ne choisit évidemment pas son jury. S’entraîner uniquement avec des amis ou des camarades peut donc créer une situation beaucoup plus confortable que celle que l’on retrouvera réellement.

Se confronter à un interlocuteur extérieur permet de travailler différemment son stress et sa capacité à répondre à des questions imprévues.

Le but d’un oral blanc n’est pas d’apprendre à réciter de « bonnes réponses », mais de devenir capable de construire une réponse pertinente même lorsque la situation nous déstabilise.

Le jour du concours : rester dans sa bulle

Même parfaitement préparé, le jour J reste impressionnant.

Elle se souvient notamment du nombre important de candidats présents.

Sa stratégie a été de rester autant que possible dans sa bulle.

Elle faisait des exercices de respiration et évitait de trop discuter avec les autres candidats juste avant les épreuves afin de ne pas absorber leur stress.

« J’essayais de rester positive et de me dire que c’était une chance de passer ce concours. »

Pendant les épreuves, elle s’est également efforcée de prendre le temps de lire correctement les sujets avant de commencer.

Une préparation efficace ne consiste donc pas seulement à accumuler des connaissances. Il faut également réfléchir à la manière dont on souhaite gérer son stress et son temps le jour du concours.

Le sport comme véritable moment de décompression

Pendant toute sa préparation, elle a continué à faire du sport presque quotidiennement.

Multisport avec sa mère, VTT avec son père et équitation, qu’elle pratique depuis plus de douze ans : elle n’a pas abandonné ses activités pour consacrer chaque minute disponible au concours.

Au contraire.

« Le sport était mon moment de décompression. »

Sa famille, ses amis et ses professeurs ont également beaucoup compté pendant cette période.

Son expérience rappelle qu’une préparation efficace doit pouvoir tenir sur plusieurs mois. Supprimer tous les moments de détente pour travailler davantage n’est pas nécessairement la meilleure stratégie.

Même une future première du concours a douté

Le résultat final pourrait donner l’impression d’un parcours parfaitement maîtrisé.

Ce n’est pas le cas.

Après son échec au concours post-bac, elle avait beaucoup douté.

Le début du BTS a lui aussi été difficile : elle s’était imaginée entrer directement en école vétérinaire et s’est demandé si elle avait choisi la bonne orientation.

Finalement, elle a beaucoup apprécié sa formation.

Même après les épreuves du concours BTS, le stress ne disparaît pas immédiatement. Pendant l’attente des résultats, elle repensait encore à ses réponses et se demandait ce qu’elle aurait pu faire différemment.

Pour rester motivée pendant l’année, elle s’était fixé un objectif particulièrement ambitieux : obtenir l’une des meilleures places.

Elle résume son état d’esprit par une phrase : « Il faut viser les étoiles pour atteindre la lune. »

Et puis les résultats tombent…

Après les épreuves, elle pensait avoir de bonnes chances d’être admise.

Elle espérait même remonter parmi les premières places.

Mais elle ne s’attendait absolument pas au résultat final.

Elle termine première du concours vétérinaire voie BTS.

« J’étais extrêmement heureuse. »

Les résultats ayant été publiés progressivement, elle a découvert petit à petit l’ampleur de sa réussite.

Deux ans auparavant, après son échec au concours post-bac, elle se demandait si elle pourrait réellement devenir vétérinaire.

Deux ans plus tard, elle terminait première de sa voie d’admission.

Ses conseils pour préparer le concours vétérinaire après un BTS

Que retenir de son parcours ?

1. Commencer à préparer le concours suffisamment tôt.
Il n’est pas nécessaire de réviser intensivement dès le premier jour du BTS, mais on peut progressivement se renseigner, effectuer des stages et construire son dossier.

2. Continuer à viser de bons résultats dans son BTS.
La préparation du concours ne doit pas faire oublier la formation suivie.

3. Multiplier les expériences.
Les stages permettent d’enrichir son parcours, mais surtout de découvrir concrètement différents aspects du métier vétérinaire.

4. Développer sa culture vétérinaire et agricole.
Lire l’actualité, écouter des podcasts ou assister à des conférences permet de mieux comprendre les enjeux de la profession.

5. Préparer son dossier en avance.
CV, attestations de stage, justificatifs, diplômes : mieux vaut ne pas commencer à tout rechercher au moment de l’inscription.

6. Utiliser les annales et travailler en temps limité.
Connaître ses cours ne suffit pas : il faut apprendre à les mobiliser rapidement dans les conditions de l’épreuve.

7. S’entraîner beaucoup aux oraux.
Avec ses camarades, mais également, lorsque c’est possible, avec des personnes que l’on connaît moins afin de se rapprocher des conditions du jour J.

8. Identifier ses propres difficultés.
Pour elle, il s’agissait notamment de la physique-chimie. Chaque candidat doit déterminer les domaines dans lesquels un travail supplémentaire est nécessaire.

9. Préserver un équilibre.
Sport, famille, amis ou autres activités : garder des moments de décompression aide aussi à tenir sur la durée.

10. Ne pas laisser un premier échec décider de la suite.
Son parcours en est la démonstration : ne pas réussir par une voie ne signifie pas que le projet vétérinaire est terminé.

De l’échec au post-bac à la première place du concours BTS

Ce qui ressort de son témoignage n’est finalement pas l’existence d’une méthode miracle.

Elle n’a pas suivi une préparation intensive pendant deux ans, ni abandonné toutes ses activités pour travailler continuellement.

Sa réussite s’est construite progressivement : de bons résultats en BTS, des stages, une veille régulière sur l’actualité vétérinaire et agricole, des annales, un dossier préparé en avance, beaucoup d’entraînement aux oraux et une attention particulière à la gestion du temps.

Et même avec une première place à l’arrivée, elle estime qu’elle aurait pu mieux faire certaines choses, notamment commencer certaines révisions plus tôt.

C’est peut-être ce qui rend son témoignage particulièrement intéressant pour les futurs candidats.

Réussir le concours vétérinaire voie BTS ne consiste pas à tout faire parfaitement. Il s’agit surtout de construire sa préparation dans la durée, d’apprendre de ses erreurs et d’arriver aux épreuves en sachant ce qui vous attend.

Deux ans après s’être demandé si elle deviendrait un jour vétérinaire, elle s’apprête désormais à intégrer une école vétérinaire.

Et cette fois, par la grande porte.

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